Tromsø : Jour 1, notre première aurore Boréale

By Seb
Cet article fait partie de la série Norvège : Tromsø
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Direction la Norvège à bord d’un avion de la compagnie SAS (Scandinavian Airlines). Les places sont plutôt étriquée , les équipements de divertissements sont inexistants  et tout est payant à bord hormis le café et le thé.. Mais à priori la compagnie reste tout de même très sécuritaire et c’est bien la le principal.Apres une halte à Copenhague nous passons par Oslo. La faim nous tiraille et nous optons pour deux sandwichs, un yaourt et un coca pour la modique somme de 30€. Welcome in Norway ! Nous embarquons pour notre dernier vol, la nuit est tombée et nous arrivons à Tromsø, la neuvième ville de Norvège de par son nombre d’habitants. Avec un peu moins de 60000 habitants elle est située dans le cercle polaire et est la porte de la Laponie Norvégienne. Point de départ d’expéditions polaires , Tromsø rassemble des scientifiques ,chercheurs et aventuriers du monde entier. Elle était initialement une terre de chasseurs et de pêcheurs. Des le 18ème siècle la chasse aux phoques fût une activité emblématique de la région, avant de disparaitre il y’a quelques années.

Des les premiers pas le dépaysement est total, la neige couvre les bâtiments et la sonorité de la langue assure une rupture rapide avec la France. Nous récupérons notre voiture dans l’agence Hertz ce ce petit aéroport, avec en bonus un super sourire de l’hôtesse. Elle nous tend les clefs de la voiture et nous confie qu’elle a prit soin de préchauffer la voiture avant notre arrivée.  Une véritable notion du service, je devrais y envoyer quelques un de mes compatriotes. Nous trouvons donc notre Peugeot 2007, équipé de pneus cloutés sur le parking, déjà toute chaude et déneigée . La route est gelée et la nuit profondément noire. Ce n’est effectivement pas le moment le plus propice pour découvrir les routes Norvégienne . Nelly prend le volant et j’essaye plus ou moins de faire fonctionner un GPS gratuit sur l’iPhone. Apres nous être engagé dans la mauvaise direction, nous nous dirigeons vers le centre ville qui se trouve à un vingtaine de minutes de l’aéroport.

Nous arrivons près de l’hôtel ou nous avons réservé une chambre, le Comfort XPress Tromsø , mais il faut avouer que nous ne comprenons pas vraiment où garer notre véhicule. Il y’a très peu d’automobiles stationnées sur la voie publique et les nombreux horodateurs et panneaux d’interdiction ne nous incitent pas à nous garer sur place . Alors que j’essaye d’apréhender le système de stationnement , Nelly aborde un local qui nous explique que dehors la plupart des places sur la voie publique sont réservés par des résidents qui ont souscrit à un abonnement. Un écriteau indique que nous pouvons rester 30 minutes devant notre hôtel, nous nous dépêchons pour faire le check-in. Il n’y a personne à l’accueil mais un iPad nous tend les mains. Je réponds à quelques questions avant de fournir notre numéro de réservation. Une carte magnétique est générée par l’iPad qui nous permettra de regagner notre cocon. Un accueil un peu impersonnel mais tellement pratique.La chambre est petite, mais elle est propre et moderne. Malgré la fatigue du voyage nous regagnons notre voiture pour tenter d’apercevoir des aurores boréales. Le ciel semble très dégagé et on a d’ailleurs l’impression d’apercevoir de très légères lueurs vertes qui sillonnent le ciel.

Nous nous dirigeons donc vers l’île montagneuse de Kvaløya, la route 862 sillonne entre les montagnes et devrait donc nous plonger rapidement dans l’obscurité. Plus nous nous éloignons de Tromsø plus les lumières s’intensifient, et c’est au milieu de ces sommets enneigés que nous pourrons observer les premières « Northern lights » de notre existence. Une expérience grisante et ébouriffante , nous avons vraiment du mal à contenir notre joie !
Nous nous arrêtons sur le bas coté , les warnings de la Peugeot enclenchés. Peu de temps après notre arrêt, un Norvégien s’arrête pour nous demander si nous avons besoin d’aide. Nous lui répondons par la négative,  il nous explique alors gentiment que l’on ne doit enclencher les warnings que si l’on a un soucis. Nous le remercions pour ses conseils avisés, il va nous falloir oublier nos réflexes d’Europe latine. Nous continuons notre route vers une vallée que nous distinguons à peine dans l’obscurité. Nous nous stationnons , la chance nous sourit, nous apercevons une sublime aurore boréale qui danse parmi les étoiles. Nous plantons le trépied dans l’épaisse neige afin d’immortaliser cet incroyable spectacle naturel, nous sommes une nouvelle fois estomaqués  !

aurores boreales
Notre première Aurore boréale !!

Les lumières vertes commencent à s’estomper, à contrario de la fatigue qui nous étreint. Nous tentons donc d’effectuer un demi-tour sur le bas coté (enfin rendons à César ce qui est à César, Nelly décide de faire demi tour), j’ai à peine le temps de crier que la voiture s’enfonce dans un fossé recouvert par la neige…. Imaginez vous au milieu de nulle part, dans le noir total par -12° au thermomètre (le ressentit est bien plus saisissant) , sans vêtements adéquats, après 9 heures de voyage, AVEC UNE VOITURE PLANTÉE dans la neige. Je suis dans l’expectative totale, Nelly a des rires nerveux. Elle veut me prendre en photo mais j’ai plutôt envie de jeter l’appareil par la fenêtre .Pendant que madame se marre je me dévoue pour retirer la neige coincée sous la calandre de la voiture. Je tente également de placer des objets sous les pneus, j’ai déjà du voir ça dans une série B. Je suis frigorifié, et mes efforts sont vains. Une roue tourne dans le vide et sa collègue patine sur la glace, la voiture est complètement bloquée. Heureusement nous n’étions pas seul à être venu contempler le ciel. Un couple de jeune Norvégien s’arrête et tente de nous aider à pousser notre automobile, sans succès.

Nous libérons nos sympatiques hôtes qui se sont arrêtés pour tenter de nous aider. Je pars chercher mon téléphone afin d’appeler les secours, j’imagine déjà la facture astronomique qu’il faudra leur régler. Alors qu’il n’y avait plus âme qui vive depuis un moment, un van s’arrête avec deux hommes à son bord . Un barbu à l’allure de bucheron Canadien , par ailleurs adorable, se propose d’aller chercher une corde pour nous tirer de là. Selon leurs dires il ne leur faudra que 50 minutes pour revenir ! Il y’a vraiment des gens capable de faire un allez retour de 50 minutes pour venir aider de parfaits inconnus !? Quel peuple incroyable ! Nous les remercions mille fois et les attendons dans la voiture. Vingt minutes plus tard un autre van s’arrête, il transporte des touristes venu découvrir les aurores boréales. Le guide fait le tour de la 2007, Il propose alors de soulever la voiture ! Six hommes sont ainsi sortis du van pour nous aider à la repositionner sur la route, je n’en croyais pas mes yeux. Plus qu’heureux, nous les remercions maintes fois, le guide nous explique de faire attention, de rouler prudemment, des touristes s’étant planté dans le coin deux jours auparavant.

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Nous patientons néanmoins sur place, car les deux Norvégiens partis chercher une corde ne sont pas encore revenus. A leur arrivée nous leur expliquons comment la voiture à été extirpée de la neige, et les remercions grandement de leur aide . Semblant heureux de notre sort , ils nous saluent avant de repartir dans la pénombre. Le mot fraternité prend vraiment tout son sens dans ce pays. Tous les Norvégiens qui nous ont croisé ont prit le temps de nous venir en aide. En pleine nuit, par -12°.Je grelotte de froid après avoir tenté d’extirper la neige sous la voiture, je suis à la fois choqué et rassuré. Et par chance la voiture n’a pas une égratignure. Retour en douceur sur Tromsø. Nous nous arrêtons dans un parking souterrain à deux minutes de l’hôtel , il semble moins cher que les autres, mais il ne faut pas se leurrer , on en aura au moins pour une centaine d’euros de parking pour 5 jours.

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