Pérou #7 , le lac Titicaca et ses îles Uros

By Seb
Cet article fait partie de la série Pérou & Bolivie
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6 septembre Les îles Uros

Nous embarquons le matin vers le port de Puno afin de rejoindre les îles Uros qui flottent sur le lac Titicaca. Du haut de ses 3812m il est considéré comme le lac navigable le plus élevé du monde. Niché entre le Pérou et la Bolivie,  il a également une superficie hors norme avec ses 190 kilomètres de long sur 80 de large.

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Vue sur Puno du lac Titicaca

Après environ vingt-cinq minutes de bateau nous atteignons les îles flottantes, Ces dernières ne sont pas naturelles, elles furent construites par la tribu Uros grâce à une variété de roseau appelé « Totora ». Initialement les Uros avaient assemblés des radeaux afin d’échapper au peuple Inca. En les assemblant ils eurent l’idée d’en faire des îles. Elles ont désormais un but essentiellement touristique , le peuple Uros qui vivait sur ces îles ayant disparu dans les années 50. Depuis c’est le peuple Atmara / Qola qui en a prit possession, ils sont environ 2000 à vivre sur une quarantaine d’îles.

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A l’intérieur d’une hutte en totora

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La visite des îles mêle un sentiment de curiosité mais également l’impression d’être dans un parc à touriste.  Tout est un peu trop scénarisé , et on se sent pris au piège dans cet espace manquant cruellement de naturel. Toutefois les premiers pas sur le sol en roseau est impressionnant , nous avons cette sensation étrange de flotter. Pourtant la couche de Totoras peut atteindre les 3 mètres d’épaisseur, la partie immergé étant composé de racines entremêlées. Les femmes s’occupent de nous faire la visite et de nous expliquer la conception du village pendant que les hommes pêchent . Nous visitons les étroites huttes, certaines sont équipées de la télévision et de la radio, alimentées par de petits panneaux solaires. Puis on nous présente inévitablement l’artisanat local.  Nous payons ensuite une dizaine de soles pour faire un tour en radeau de roseaux  avant de débarquer sur une île ou des souvenirs attendent les portefeuilles des visiteurs. Mitigé est le mot qui caractériserait le mieux ce lieu. D’un coté on est impressionné par le travail titanesque nécessaire pour construire ces îles flottantes , de l’autre coté on se croirait à Disneyland. Toutefois il serait dommage de ne pas visiter ces îles , si uniques.

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Nous embarquons dans un van qui nous fait longer le Lac Titicaca ou pullulent des élevages de truites. Nous nous arrêtons à Desaguadero , frontière entre le Pérou et la Bolivie que nous traverserons à pieds. Fief de la contrebande , cette ville poussiéreuse et pas très interessante est plutôt active. Nous effectuons un passage vers la douane Péruvienne pour obtenir le tampon de sortie avant de refaire la queue en Bolivie pour l’entrée. Ne vous attendez pas à des bâtiments prestigieux pour les postes frontières , ils sont sales et tagués, on ne les reconnait que par la queue qui s’agglutine devant.Nous quittons notre guide Péruvien pour rejoindre notre nouveau guide Bolivien. Nous embarquons dans un van en direction de la capitale administrative Bolivienne La Paz (Sucre étant officiellement la capitale constitutionnelle). Une partie de la route n’est pas goudronnée mais elle n’est pas inconfortable pour autant.

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les zones sombres sont des élevages de truites

Nous passons par la banlieue d’El Alto , pauvre et envahie de chiens errants dévorants les déchets urbains. Certains districts font presque penser à des bidonvilles , je n’avais pas constaté une telle concentration de pauvreté dans les lieux que nous avions pu visiter au Pérou. Au milieu de cette misère se dresse des bâtiments colorés de plusieurs étages, les « cholets » on y trouve des salles de fêtes aux étages inférieurs et sur le toit… une maison. Les cholets peuvent coûter jusqu’à un million de dollar et leurs propriétaires peuvent accueillir un millier de personnes pour faire la fête dans leurs salles de bal à deux étages. Notre guide à rapidement fait le lien entre ces bâtiments de luxe et les barons de la drogue locaux. Mais à priori la plupart des propriétaires sont de riches commerçants Aymaras. A la tombée de la nuit nous surplombons enfin la cuvette de La Paz à 3600 mètres d’altitude.. La vue est impressionnante , des bâtiments se côtoient à perte de vue dans ce canyon chaotique avec à l’horizon la sublime cordillère . Le sommet du Nevado Illimani semble être le gardien de cette mégalopole d’un peu moins d’un million d’habitants. L’altitude à fait replier les riches habitants en bas de la cuvette alors que les plus démunis se retrouvent en hauteur , à l’opposé des autres grandes villes.

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Impressionnante vue de la Paz , nichée entre les montagnes

Apres avoir dîné correctement dans le bric à brac du restaurant Angelo Colonial, nous passerons la nuit à l’hôtel « La Posada de La Abuela Obdulia ». Pas trop mal, même si la porte qui ne fermait pas complètement ne nous a pas mis en confiance.

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