Islande #7 : DC3 et retour sur Reykjavik

By Seb
Cet article fait partie de la série Islande
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Jour 7 : Retour vers Reykjavik : Arrêt sur la plage de Vik , recherche du DC3

Lumière somptueuse au réveil, nous apprécions d’autant plus la vue que propose ce cottage. Petit déjeuné pancake / sirop d’érable (comprit avec le cottage) dans la salle du restaurant. Nous faisons moins d’un kilomètre pour observer la cascade Systrafoss.

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cottage à l’hôtel Geirland.
A gauche le cottage de l’hôtel Geirland.

Nous nous dirigeons vers Vik et nous arrêtons près de la plage, je souhaitais voir les orgues basaltiques nommés «Reynisfjara» mais la marée est haute avec des vagues d’une extreme violence. Nous marchons jusqu’aux falaises dans l’espoir (faible à cette période) de croiser le regard d’un macareux,  mais nous rencontrerons des milliers de mouettes… Nous nous arrêtons au supermarché de Vik ou nous achetons du poisson séché, nous l’ouvrons dans la voiture qui sent maintenant la bouffe pour poisson rouge. Le goût et l’odeur du poisson séché sont vraiment.. étranges.Retour sur la route 1, je veux absolument voir l’épave du DC3, un avion américain qui s’est écrasé non loin de Vik, il y’a cinquante ans pendant la guerre froide. Nous avons pas mal tourné en rond pour le trouver. Voici donc l’itinéraire pour tomber dessus (il n’existe pas de pancarte l’indiquant ).

Reynisdrangar , les rochers des Trolls
Les aiguilles à gauche sont les Reynisdrangar , alias les « rochers des Trolls. En essayant de ramener un bateau échoué, les trolls distraits se seraient fait pétrifier par le soleil qui venait de se lever.

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Le DC3 se trouve au milieu d’un désert de cendre qui s’étend sur plusieurs kilomètres . Lorsque vous êtes sur la route 1 en provenance de Vik vers Reykjavik. Rouler une bonne dizaine de kilomètres depuis Vik, il faut surveiller les panneaux indiquants les numéros de routes. Une fois que vous apercevez le panneau indiquant la route 222, faites environ 1,5km, il y’a une piste sur votre gauche. Vous ne pouvez pas vous tromper je n’ai pas vu d’autres entrées. Une fois que vous vous engagez sur la piste il faut regarder les traces de pneus des voitures. On peut aller à droite dans un champs, tout droit (le chemin amène à une plage) ou sur la gauche. IL FAUT ALLER SUR LA GAUCHE. Suivez les traces de pneus, attention aux gros cailloux, d’ailleurs si vous n’avez pas de 4×4 je ne vous conseille pas cet itinéraire . Faites 3/4 kms et vous tomberez sur la carcasse de l’avion DC3 de l’US Navy.

Cet avion s’est écrasé suite à un manque de carburant sans le Sólheimasandur, il est photogéniquement superbe. Nous pensions alors être seul au monde face à cette carcasse, mais quelques guides amenèrent des touristes sur le site en gros 4×4. Nous repartons en direction de Reykjavik, plus précisément vers Sandgerði , une petite ville à l’extreme sud-ouest de Reykjanes.

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l’avion DC3 de l’US Navy, au milieu d’un désert de cendre.

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En se rapprochant de Reykjavik nous croisons beaucoup de monde, la sensation agréable de solitude qui nous parcourait le corps commenca à disparaitre. Arrivé à Sandgerði , nous tournons un peu en rond pour trouver le cottage que j’avais réservé via le site Icelandic Farm Holidays. Au bout de 20 minutes nous le trouvons , un peu excentré de la ville en bord de mer. Un numéro de téléphone est inscrit sur une pancarte pas loin du cottage « Þóroddstaðir by Sandgerði », j’appelle le propriétaire qui m’indique que les clefs sont sur la porte de la première cabane. Le propriétaire passera une heure plus tard récupérer le «voucher» que j’avais imprimé avoir avoir réglé Icelandic Farm via Internet. Il me montre le fonctionnement du «hot-tube» extérieur, le bain chaud. Le cottage est encore une fois très sympa et spacieux . Dommage qu’une odeur de tabac froid hante la pièce (pour des non-fumeurs c’est toujours désagréable). Nous faisons réchauffer dans la cuisine du cottage des «trucs» achetés à la station service du coin, hmmmmm c’est dégueulasse…

Nelly et Sonia se prélasse dans le bain chaud extérieur pendant plusieurs heures, dans l’espoir d’apercevoir une aurore boréale, malheureusement nous n’en verrons pas durant notre séjour, le ciel ayant toujours été couvert la nuit.

Þóroddstaðir by Sandgerði
Þóroddstaðir by Sandgerði

Jour 8 : Retour Paris

Nous nous réveillons quatre heures après s’être couchés, je nettoie la voiture à 4h30 du matin sous une pluie battante avec une pauvre éponge, n’ayant la veille pas trouvé de karcher dans le coin. L’avantage de la ville de Sandgerði est de se trouver près de l’aéroport de Keflavik (15 minutes) tout en restant dans un coin authentique. Nous retournons à l’agence de Blue car Rental à 6h du matin, un employé nous attend , inspecte rapidement la voiture et nous dit que tout est ok. Il nous ramène ensuite avec une fourgonnette à l’aéroport, les vacances sont finies, mais notre esprit est hanté par de merveilleux souvenirs.

Divers :

Location voiture : En parcourant les forums liés à l’Islande on trouve un nombre très importants de voyageurs ayant eu des problèmes avec les loueurs d’automobiles. L’Islande est un pays sauvage ou un nuage de cendre peut décolorer votre voiture, de nombreuses routes ne sont pas goudronnées et les cailloux peuvent abimer la tôle. Généralement ces loueurs peut scrupuleux vous débite de plusieurs milliers d’euros dès que vous embarquez pour votre vol retour, pour des motifs souvent douteux… Apres plusieurs recherches ont se rend vite compte que les problèmes surviennent principalement avec les loueurs internationaux en Islande (Hertz, Sixt..). Je vous conseille donc de privilégier les loueurs locaux. Pour notre part nous avons choisit Blue Car Rental qui avait de bons feedbacks. De plus un paquet d’assurances sont fournies par défaut alors que le prix de la location est parfois deux fois moins cher qu’ailleurs !

Quel type de voiture ? : Voiture de tourisme ou 4×4 ? L’Islande à une route principale goudronnée , mais on emprunte souvent des petites pistes pour rejoindre un lieu touristique ou un simple hôtel. Notre séjour n’incluait pas de lieux difficilement accessibles , mais le 4×4 fut le bienvenue à plusieurs reprises. Dire qu’au début j’allais opter pour une petite Toyota Yaris, je ne regrette pas d’avoir changé d’avis ! Si vous comptez visiter l’intérieur de l’Islande et donc prendre les «pistes F» le 4×4 est votre seul espoir. En hiver des tempetes de neige peuvent vous surprendre et certaines portions de routes sont gelées, la encore le 4×4 est un gros plus. Pensez d’ailleurs à visiter ce site pour vérifier l’état des routes avant de prendre le volant en Islande ! http://www.vegagerdin.is/english/road-conditions-and-weather/the-entire-country/island1e.html

Le plein : Faites le plein dès que possible, les stations services peuvent être rares dans certains coins. De plus si vous avez opté pour un 4×4, n’oubliez pas que ces engins consomment beaucoup plus que nos petites voitures françaises !

Manger : Disons que pour se ravitailler en Islande il existe 3 choix. Le restaurant, qui peut être bon mais qui n’est en général pas donné. Les Fast-Food que les Islandais semblent affectionner avec leurs tarifs raisonnables. Et le grignotage / sandwich maison, que l’on créé à partir de produits vendus dans les stations service ou petites supérettes . Dans les coins les plus isolés d’Islande, la station service est généralement le seul lieu de ravitaillement.

Habillement : Honnêtement j’ai eu moins froid en Islande qu’en région parisienne, mais surement parceque j’étais bien équipé. Ce qui peut gêner le plus en Islande c’est la pluie, et lorsqu’on est mouillé on a tout de suite froid. Une veste imperméable avec capuche est à mon sens obligatoire, avec un polaire juste en dessous. Pour le bas nous étions équipé de simples jeans, mais également d’un surpantalon imperméable de chez décathlon (moins de 20€).  Un simple surpantalon protège du vent et de la pluie, les ballades sont tout de suites plus agréables. Des gants imperméables ne sont également pas du luxe, les nôtres ne l’était pas et était vite inutilisables. Chaussure de randonnée obligatoire, j’ai du m’enfoncer dans le sol une centaine de fois en une semaine (boue , sable…). Une protection pour les sac à dos n’est pas superflue, un sac poubelle peut faire l’affaire éventuellement. Pour les appareils photos et caméras pensez à avoir de quoi les protéger de l’humidité (pluie, embrun, cascades…), il y’a par exemple les housses rainsleeve de chez Optech. Avec un sol gelé des griffes pour chaussures de marche peuvent être utiles.

Argent : On ne peut retirer des couronnes Islandaises (ISK) qu’en Islande, de même lorsque vous revenez en France des ISK ne pourront être changés. J’ai pu payer avec une carte bleu partout en Islande même dans des endroits reculés. Il faut comparer les frais en contactant votre banque mais il est généralement plus avantageux de payer par carte bancaire que de retirer du liquide à un distributeur de billets (à moins de retirer une grosse somme).

Période de visite : Le meilleur mois pour visiter l’Islande est le mois de juillet car en général toutes les pistes intérieures sont ouvertes. De même les journées sont plus longues. Plus généralement les infrastructures touristiques sont ouvertes entre juin et septembre, réservez d’ailleurs vos hôtels à l’avance durant cette saison.

A noter qu’en plein hiver les journées ne durent que quelques heures.

Aurore boréale : On ne peut voir les aurores boréales (Northern lights) qu’en hiver et seulement si le ciel est dégagé (ce qui ne fut pas notre cas). Entre septembre et mars, vers minuit généralement. Il faut être dans une zone noire, loin des grandes villes et de la pollution lumineuse.

Linge de lit : En Islande on paye généralement le linge de lit en plus de la chambre (bed linen) . Fait étrange, pour un lit double on a généralement deux draps simples. On peu souvent utiliser son propre sac de couchage dans les hôtels (sleeping bag accomodation) pour économiser un peu.

GPS : Je suis un grand adepte du GPS, mais en Islande il n’est pas vraiment utile . Nous ne nous sommes paumés que sur Reykjavik et sa banlieue. Une simple carte dans le reste de l’île suffit car il y’a extrêmement peu de choix de route. Nous avons opté pour une carte Freytag & Berndt pour nous déplacer. Tomtom ne propose pas de carte d’Islande. Si vous souhaitez vraiment un GPS, il faudra choisir un Garmin pour y injecter une carte Navtek.

Quelques mots en Islandais (bon courage ! ):

Bonjour : góðan daginn

Merci ou S’il vous plaît : takk

Au revoir : bless

Oui : já

Non : nei

Excusez moi : afsakaðu

Je suis désolé : fyrirgefðu

A l’aide : hjálp!

Bonne nuit : góða nótt.

Je ne comprend pas : ég skil ekki.

Je suis perdu : Ég er veilleur

J’ai besoin d’un docteur : ég þarf lækni

Mon nom est Sébastien : ég heiti Sébastien

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