Pérou #1 : De Lima à Cuzco

By Seb
Cet article fait partie de la série Pérou & Bolivie
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Le Pérou est une terre contrastée, on y trouve à la fois la mer, des hauts plateaux, la jungle, des sommets à 6000 mètres ,l’Amazone ou encore des déserts. Les 30 millions d’habitants parlent Espagnol ou Quechua , les deux langues officielles du pays. Ethniquement et historiquement la Bolivie est très proche du Pérou, il est donc courant que les voyageurs visitent simultanément les deux pays.

Nous n’avons pas l’habitude de partir accompagné, mais nous avions envie d’essayer autre chose pour notre voyage de noce. Nous ne nous étions jamais essayé à un long trek, alors pourquoi ne pas profiter de cette occasion plutôt qu’aller nous dorer la pilule sur une île ? Pour l’occasion nous avons choisit l’agence Nomade , c’est une solution chère mais qui garantie une expérience avec un petit groupe , loin des séjours touristiques de masse. En tout cas ce voyage gardera une place de choix dans nos mémoire

30 aout : Paris Amsterdam , Amsterdam Lima

L’avion se pose à Lima, capitale Péruvienne fondée par le conquistador Francisco Pizarro. . Cette ville qui jouxte le pacifique  a longtemps été considérée comme horrible et triste par les Péruviens. Elle a aujourd’hui son charme avec ses bâtiments coloniaux et ses trésors religieux. Pour notre part ce ne sera qu’un lieu de passage. Nous effectuons un minimum de change de monnaie à l’aéroport ou le taux est très correct. Un van vient nous chercher, quelques hommes cherche à nous forcer la main pour porter les bagages en échange de quelques Sols, ce que nous refusons . Nous rencontrons alors un couple Parisien, Caroline et Fred,  que nous côtoierons jusqu’à la fin du séjour. La banlieue de Lima est cernée par les bouchons , nous longeons la côte plutôt animée par endroit, il faut dire qu’aujourd’hui nous fêtons la Sainte Rose de lima, la sainte patronne.  Nous arrivons à l’hôtel un peu défraichit mais confortable et spacieux pour le pays.

Nous dormirons peu aujourd’hui car nous quittons la capitale dès l’aube.

31 Aout : Cuzco

Nous avons à peine le temps de nous habituer à Lima que nous repartons des le levé du soleil pour Cuzco (ou Cusco au choix). Cette ville perchée à 3400 mètres d’altitude dans les Andes Péruviennes  est l’ancienne capitale des Incas. Elle est considérée par les Incas comme la source de toute vie, le nombril du monde où la première civilisation naquit. Nous y rencontrons notre guide local Ricardo, très souriant et passionné d’histoire. Ricardo connait également la France comme sa poche, alors qu’il n’y a jamais mis les pieds. Cuzco à un charme indéniable , nous sommes rapidement conquis par son architecture. Nous descendons du van avant de monter quelques escaliers ainsi qu’une petite montée afin d’atteindre l’hôtel, le Casa De Campo. L’air se fait déjà rare et l’acclimatation est difficile , j’ai l’impression de sortir d’un rude footing alors que nous n’avons fait que quelques dizaine de mètres. On comprends pourquoi de nombreuses équipes de football refusent de jouer dans cette ville , l’effort demandé étant trop important avec l’altitude (et l’équipe de Cuzco, déjà acclimatée, serait fortement avantagée) . Nous nous installons dans cet hôtel plein de charme et dégustons notre premier maté. Cette boisson est une infusion de feuille de Coca qui octroierait des forces et permettrait de lutter contre le mal d’altitude. On l’associe parfois avec de la camomille et de l’anis pour devenir un « Tri maté ». Elle a pour fonction de favoriser l’oxygénation du sang et est particulièrement consommée par les ouvriers.

cuzco
Cuzco

 

Nous quittons l’hôtel et montons dans les auteurs de Cuzco en direction de la forteresse de Sacsayhuamán. (70 soles l’entrée)  On y découvre des murs Incas , composés de gigantesques pierres parfaitement ajustées et assemblées. Certains blocs peuvent peser de 50 à 300 tonnes, et on se demande encore comment ils ont pu être soulevés et ajustés sans l’aide de machines. Ces pierres ont la particularité d’être maintenue entre elles sans aucune forme de colle ou mortier. Dire que ce peuple ne connaissait alors pas la roue, par quel miracle ont ils pu concevoir ces énormes murs, avec l’aide du dieu Viracocha qui à conçu le monde ? (alias Pachacamac dans Tintin) ?

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Murs Inca de Sacsayhuamán

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Nous croisons également sur le site nos premiers lamas, mais ces petits malins ne se baladent pas seul. Pour les immortaliser en photo il faut nécessairement laisser une pièce à leurs accompagnatrices… Bon j’avais oublié que j’allais en croiser des dizaines au cours du voyage et je me laisse donc tenter…Sur le chemin quelques écoliers parcourent plusieurs kilomètres afin de rejoindre leur école, ils bondissent comme des cabris alors que nous peinons à trouver notre souffle.

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Nous nous arrêtons à un restaurant qui élève des truites , le Laguna Azul. Ce sont des truites d’élevage, mais elles ont le mérite d’être fraichement pêchées dans le lac artificiel et d’être très bien cuisinées. Nous goutons notre premier Inka Cola, la boisson gazeuse nationale à la couleur d’urine et au gout de chewing gum. Nous redescendons vers le centre historique où trônent des églises et palais baroques. Ricardo nous conduit également dans de petites ruelles ou l’on peut s’éloigner un instant du tourisme de masse. Il nous emmène également visiter la très belle cour de l’école des beaux arts de Cusco, une superbe fresque sculpturale s’y trouve. Cette ville a vraiment une âme et il est vraiment agréable de se laisser porter à travers les rues.

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Le centre historique de Cusco , en bas à gauche l’école des arts et sa fresque.

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Nous rentrons à l’hotel pour nous reposer, il surplombe la ville et la vue sur les toits qu’il propose au couché du soleil est à tomberFatalement je suis atteint par le Sorroche, appelé également « mal de l’altitude ». J’ai un mal de crâne terrible et une nausée carabinée . On se décide tout de même de faire un petit tour dans la ville à la nuit tombée pour s’acheter de quoi boire et grignoter .  Même si la ballade se déroule bien, il faut avouer que l’on ne se sent pas parfaitement en sécurité dans ces rues sombres, la population semble également changer et certains individus semblent déjà moins sympathiques qu’en journée. Je commence vraiment à vaciller, nous rentrons dormir.

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